OPERA: Navigateur “alternatif” 1/2
22 September 2008 par Nicolas VincentBonjour à tous, étant utilisateur actuellement d'OPERA, j'ai décidé qu'il serait utile de faire cet article sur ce navigateur qui, malgré ses qualités et son expérience, reste peu connu. Entre le navigateur intégré par défaut et le "panda roux au logo de renard", OPERA reste malheureusement un peu dans l'ombre, mais possède tout de même 1.7% (source) du "marché" des utilisateurs de navigateur. Ceci peut sembler infime, mais ce navigateur est plus basé sur la qualité que sur les buzz médiatiques.
À travers cet article, je ne cherche nullement à faire l'apologie de ce navigateur au détriment des autres, et si cela transparait par moments, ce sera pratiquement involontaire
Dans cet article je vais déjà commencer par un aperçu et un avis personnel sur le navigateur et ce qui m'a converti, avant de détailler plus en avant divers éléments, options et compagnie. J'inclurai de nombreux liens provenant souvent de sites externes plutôt que de recopier leur travail déjà parfait.
L'article va être étalé sur deux jours, et de nombreuses parties font références a des éléments du jour suivant. Prenez donc le temps de tester au fil de cet article, et n'abandonnez pas en cours de route.
Enfin, pour profiter de cet article, je vous conseillerai d'installer OPERA et de suivre les conseils et astuces qui fourmilleront sur cette page, afin de réellement comprendre son intérêt.
(la plupart du temps, cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Et c'est parti pour la première partie.
Un guide pour OPERA pour et par un fan de FIREFOX
Je suis personnellement fan de FIREFOX, que j'ai commencé à utiliser alors qu'il s'appelait encore "FIREBIRD". J'avais déjà mis du temps à quitter Internet Explorer pour tester ce nouveau navigateur, et il m'a fallu également beaucoup de temps pour finalement tester OPERA. Comme on dit, il est souvent difficile de changer ses habitudes.
J'ai longtemps boudé OPERA, qui par le passé était payant, puis gratuit, mais muni d'un bandeau publicitaire. Tout ceci a disparu désormais et OPERA est maintenant disponible pour tous, je vous invite donc dès maintenant à récupérer la dernière version stable en cours (actuellement v9.52).
Quand faut y aller...
Ce qui fait la force, mais aussi la faiblesse, quelque part, de Firefox, ce sont les extensions. Certaines sont très utiles, d'autres ne vous serviront jamais, sinon une fois, pour voir ce que ca donne. Toutes ces extensions sont très utiles et permettent d'améliorer FIREFOX selon l'utilisation que l'on en a, mais l'ajout d'extension joue également sur les performances du navigateur. D'autres extensions, de par la liberté donnée à leurs "créateurs", ne sont pas forcément très sécurisées, certaines accédant par elles-mêmes à des informations.
Mais je ne suis pas ici pour étudier ainsi ces extensions. L'intérêt dans le cas présent est de se dire "mais si je passe à OPERA, je vais perdre toutes mes extensions si utiles!". Et là, je pourrai vous répondre que non, car la force d'OPERA est justement d'intégrer de base ce que nombre de ces extensions font, et de rajouter au fur et à mesure ce que la communauté trouve intéressant, tout en faisant attention à ne pas alourdir les performances pour autant.
Je reviendrai plus en détail sur les extensions plus tard, mais pour vous donner une idée, ce lien comporte une liste de 150 extensions FIREFOX très utilisées, et comment les obtenir sous OPERA:
- Certaines sont disponibles de base ou simplement activables dans les options (exemple: "User Agent Switcher" se trouve dans "Site preferences → Network")
- certaines sont disponibles par des widget, à ne pas confondre avec des extensions de FIREFOX
- Certaines requerront une simple manipulation (exemple: ADDBLOCK PLUS, natif sur OPERA, mais comme précisé sur ce lien, ne possède pas de mise à jour automatique des listes. Cela dit, ces listes sont facilement récupérables et n'ont que rarement besoin de mise à jour.De plus, OPERA possède une large communauté et il faut en général 2 minutes de recherche pour trouver un tutoriel ou une aide pour quoi que ce soit.)
- D'autres enfin, ne sont pas encore implémentées ou n'ont pas été retenues pour OPERA
UPDATE: récemment, la liste a été mise à jour avec d'autres extensions utiles, et l'équivalence sous OPERA
les onglets
OPERA maitrise très bien les onglets. Et pour cause, OPERA est le premier navigateur à avoir incorporé les onglets.... dès 1994. Mais ce qui me plait surtout, c'est qu'OPERA gère tout en onglet, pas seulement les pages web:
- Les téléchargements (le gestionnaire)
- Les flux RSS
- Les Notes
- Les signets (marque page/favori)
- Le gestionnaire de Widget
- Les Contacts
- L'Historique
- ...
Les transferts par exemple, sous FIREFOX, se font toujours dans une fenêtre à part.
De plus, les onglets d'OPERA peuvent:
- Être réarrangés, replacés, exactement comme les onglets de FIREFOX.
- Restaurés directement (une petite icône de poubelle sur la barre d'onglets affiche la liste des onglets fermés)
- Peuvent être verrouillés pour éviter une fermeture involontaire.
- Peuvent être dupliqués
- peuvent être sauvegardés par groupe (plusieurs sessions sauvegardées possibles) et être rouverts plus tard
- Peuvent être restaurés en cas de crash
- Peuvent être affichés en cascade, mosaique...
- ...
Le Speed Dial
Au premier lancement d'OPERA, où en ouvrant un nouvel onglet, de base, vous verrez apparaitre le Speed Dial. Cette page avec 9 carrés vides. En cliquant sur l'un de ces carrés vides, vous pouvez entrer une adresse. Ainsi, dans le futur, un simple clic sur ce "carré", dans lequel vous pouvez maintenant voir le site vers lequel ce lien redirige, vous enverra sur le site en question. Il est également possible de faire glisser une URL dans un des carrés.
Même s'il vous parait inutile de l'utiliser au premier abord, si vous êtes comme moi vous changerez assez vite d'avis. En effet il est si pratique d'ouvrir un onglet, cliquer sur le site parmi vos sites favoris présents sur le Speed Dial, et hop, vous êtes où vous voulez. Ceci est surtout pratique en utilisant les mouvements de la souris (mouse gesture) dont je parlerai dans la partie 3.
Ce que cela apporte, tout d'abord une page d'accueil "multi slot", une preview du site, en cache, raffraichissable, et un accès au site d'un simple clic, ou par la commande ctrl+1 à 9.
Il est cependant également possible d'avoir plus de 9 cases dans le speed dial. Tout est bien expliqué ici.
Le clic droit
S'il y a une chose qui m'a vraiment conquis dans OPERA, c'est l'univers mis à notre disponibilité par le bouton droit.
Tout d'abord, niveau recherche. Imaginez, vous lisez un article, et vous entendez parler d'un clip. Réflexe :
- Vous ouvrez un nouvel onglet.
- Vous allez sur youtube.
- Vous cliquez sur le champ de recherche.
- Vous tapez le nom du clip.
Cela fait beaucoup d'étapes.
Avec OPERA, il est possible de rajouter très facilement de nouveaux moteurs de recherche utilisables de deux manières :
- La barre de recherche rapide (à droite de la barre d'adresse).
- Un raccourci.
Pour cela, allez sur n'importe quel site possédant une case de recherche. Pour notre exemple nous allons utiliser youtube.
Faites un clic droit sur la case de recherche, et cliquez sur "Créer une recherche..."
Tapez un nom et un mot clé, puis validez.
Le nom représente l'appellation donnée à votre moteur de recherche quand vous le choisissez dans la case de recherche rapide.
Le raccourci, que l'on essaye en général de limiter à 1 ou 2 lettres, s'utilise de la manière suivante :
Dans la barre d'adresse, entrez votre raccourci suivi de ce que vous voulez rechercher. Par exemple, g pour google, y pour Yahoo... ici nous aurons donc notre raccourci yt suivi de notre recherche.
Et voilà comment rechercher rapidement ce que l'on veut. Je rentrerai plus en détail un peu plus loin dans l'étude des options.
En plus de cela, un clic de souris sur un endroit de la page, ou sur un morceau de texte sélectionné sera également fourni en possibilités :
- Bloquer le contenu : Clic droit sur un endroit vide d'une page, sélectionner "Bloquer le contenu" puis sélectionnez les pubs, images, scripts... que vous désirez bloquer.
- Valider : Validation HTML du code source de la page actuelle.
- Traduire: traduire la page actuelle ou une partie du texte dans une langue étrangère, en deux clics.
- Ouvrir avec: ouvrir la page actuelle dans un autre navigateur installé (détecté automatiquement).
- Éditer les préférences du site: choisir de bloquer les cookies et popup, identifier Opera comme un autre navigateur, choisir un autre encodage, autoriser ou non les scripts, images, flash, etc. Toutes ces options ne concerneront que le site actuel (de par mon expérience, très pratique.
- Parler : utile pour certaines personnes, vous demande d'accepter un téléchargement rapide et ne nécessitant pas de fermeture d'OPERA (comme pour beaucoup de choses), il suffit alors de sélectionner un texte pour qu'une voix "dise" ce texte. Principalement fait pour lire l'anglais, le résultat est bluffant, gestion de la ponctuation pour les intonations, lecture de la balise "alt" des images...
- voire les sources, recharger la page toutes les X secondes/minutes, envoyer par email, etc.
Je ne rentre pas dans les détails de toutes les options, les images vous donneront un début d'idée.
Les widgets
Je vais rester bref sur cette partie, car je ne me suis pas encore intéressé pleinement aux widgets d'OPERA, mais il ne faut pas confondre widget d'OPERA et extensions de FIREFOX. Ceux-ci ressemblent plus à des widgets que l'on trouvera sous Vista, Yahoo, iGoogle ou encore Netvibes.
Les widgets se téléchargent facilement, ne nécessitent pas de redémarrage du navigateur et peuvent être aisément ouvert/fermés, que ce soit par le menu widget, ou la barre latérale dont je parlerai plus loin.
Certains widgets sont utiles à tout le monde quand d'autres sont très spécifiques à votre utilisation:
La baguette (the Wand) 
Niveau sécurité, OPERA se défend très bien. Et un de ses outils très pratiques est la baguette. Celle-ci est chargée pour chaque site d'enregistrer vos informations de connexion (login/mot de passe). Son grand avantage est que, quand vous vous connectez pour la première fois à un site, pendant qu'OPERA vous demande de confirmer s'il doit garder votre mot de passe en mémoire, la page continue de s'afficher en arrière-plan, ce qui vous permet de vérifier que vous avez entré les bonnes informations avant de valider (bon OK, Firefox s'est enfin mis à jour de ce côté là).
Lors d'une venue future sur le site, Opera encadrera en doré les champs qu'il peut remplir grâce à la baguette. Il vous suffit donc de cliquer sur le bouton de la baguette ou d'y associer un mouvement de souris (ce que nous verrons plus tard) pour vous connecter. Si plusieurs profils de connexion sont présents, ils vous seront affichés pour un choix.
Comme vous le verrez à la fin de cet article dans l'étude des options, la baguette permet d'informer bien plus que les champs login et mot de passe.
OPERA possède depuis les premières bêta de sa dernière version une barre d'adresse dite intelligente. Celle-ci regarde en effet également, à partir de ce que vous tapez dans votre barre d'adresse, toute occurrence présente dans votre historique que ce soit dans l'URL, le titre ou le site en lui même.
Récemment, FIREFOX a également intégré cette fonctionnalité, qui ne regardait d'abord que dans l'URL et le titre avant de finalement (il me semble) regarder dans le site lui même également.
OPERA, navigateur internet... et bien plus encore
Traditionnellement, un navigateur internet permet de visiter des sites (heureusement
), lire des flux RSS (parfois) et parcourir des dossiers de FTP. Voilà ce qu'OPERA permet:
- FTP : les dossiers FTP sont listés très clairement, outrepassant les configurations serveur pour un rendu plus "user-friendly".
- Fichiers locaux: Bien pratique, tapez
file://va automatiquement charger la liste des périphériques (disque dur, clé USB, lecteur DVD...) actuellement disponibles sur votre ordinateur. De plus, l'autocomplétion des noms de dossiers est également présente. - Feeds – un lecteur de flux intégré peut être utilisé pour s'inscrire à des flux RSS/Atom et les voir (dans un onglet, évidemment).
- E-mails : OPERA est également un très bon client Email. Sachant que depuis la récente version 9.5, le support IMAP a été ajouté, ce qui fait vraiment la différence.
- IRC : Opera peut également être utilisé comme client IRC, qui marche relativement bien.
- News : Opera peut aussi être utilisé pour s'inscrire et récupérer les news depuis les newsgroups. C'est personnellement mon lecteur de news
- Gopher/WAIS – OPERA gère ces protocoles, même si cela n'intéresse pas forcément beaucoup de monde.
- Fichiers BitTorrent – Par défaut, Opera peut servir de client BitTorrent, vous pouvez donc ouvrir les fichiers .torrent et consulter l'avancement dans l'onglet de Transfers, comme pour n'importe quel téléchargement. Malgré son utilité, beaucoup ont déjà leur client configuré et auquel ils ont habitués. Il est aisé de désactiver la gestion des fichiers torrent, soit de la manière expliquée ici( un simple lien qui permet, depuis OPERA, de configurer certains éléments), soit depuis les options, comme je vais le montrer par la suite.
Comme on peut le voir, OPERA gère de nombreuses choses, mais l'avantage est qu'elles n'alourdissent en rien ses bonnes performances. De plus, même si elles sont très pratiques, rien n'oblige leur utilisation et il est tout a fait normal d'utiliser OPERA simplement pour la navigation.
Portabilité et synchronisation 
Ce que l'on ne peut nier, c'est qu'OPERA est présent à beaucoup d'endroits. Il marche sur quasiment tous les systèmes d'exploitation, certains téléphones, la ds, la WII... Du coup, on aimerai bien pouvoir accéder à notre profil d'utilisateur d'où que l'on soit.
Si FIREFOX s'y met également, le système est en place sur OPERA. Il est possible désormais de synchroniser ses signets (marque pages/favoris), la barre personnelle, le Speed Dial. Il suffit pour cela d'avoir un acompte OPERA (gratuit
) s'identifier sur OPERA LINK et d'autoriser la synchorination. Dès lors, il vous est possible, en vous loggant sur votre acompte OPERA, de charger là où vous êtes (autre système, portable...) ces données.
Toutes les modifications de ces informations sont directement envoyées à votre compte OPERA LINK par synchronisation, vous n'avez donc pas besoin d'enregistrer quoi que ce soit.
Voilà pour la première partie, les choses les plus intéressantes vont venir demain, continuez à me lire !
Tags: browser, navigateur, opera, Web












5 December 2008 à 3:04
[...] ceux qui découvriraient OPERA, je vous conseille la lecture de mon article précédent ici et là (2 [...]
6 February 2009 à 18:04
Salut et merci pour cette nouvelle ressource qui participera à mieux faire connaître la suite Internet Opera.
La synthèse que tu en fais est très complète et très intéressante, et surtout agréablement objective de la part d’un utilisateur qui se dit aussi fan de Firefox
Cependant, je me permettrait de corriger deux ou trois boulettes qui ne remettent pas en cause la globalité de ta description, loin de là.
-Concernant les onglets, ce n’est pas Opera qui les a implémenté le premier en 1994 au sein du navigateur mais netcaptor, une surcouche d’Internet Explorer, dès 1997. Opera, s’il disposait depuis toujours (1995) d’une interface MDI permettant de gérer toutes les pages au sein d’une fenêtre d’Opera, n’a apporté ces petits appendices (onglets) pour manipuler les pages plus facilement que par le menu “Fenêtres” ou le CTRL+TAB…, que dans sa version 4, mi-2000…
-Concernant la barre d’adresse dite “intelligente”, celle ci-date aussi des version antérieures v7 ou 8 mais sur v9.5 elle apporte en plus de ce que fait Firefox, la recherche dans tout le contenu textuel des pages web visitées, donc c’est un genre de moteur de recherche (google) sur l’historique qui est intégré à Kestrel (Opera 9.5!)
-file:// est équivalent à l’url spéciale opera:drives pour permettre de surfer sur son sytème de fichier. Opera permettant de lancer des exécutables locaux, je me suis même amusé à m’en servir de shell par défaut sous Windows à la place d’explorer.exe.
-IMAP n’est pas arrivé sur la version 9.5 mais date au moins des version 7 de fin-2002
Je ferais les commentaires de l’autre chapitre sur l’autre chapitre.
Encore merci pour ce long article fort clair et bien écrit.
@+
–
Pierre, aka Ra-Mon…
26 March 2009 à 15:42
Bonjour,
Un grand merci pour cet article, moi qui découvre Opéra ; ça va me permettre d’évoluer à grands pas.
J’avait encore une petit hésitation sur le choix du (navigateur), voilà ma décision est prise.
Encore une fois merci pour ce guide vraiment excellent et surtout à la portée de tout public.
Cordialement,
Bruno
19 April 2009 à 18:54
Opéra est réellement sous évalué par le monde du net, c’est mon navigateur depuis bien longtemps et votre article me fait même découvrir des trucs incroyables que je ne connaissais pas.
En fait ce que j’aime chez opéra (ses développeurs plutôt), c’est le mix entre : un navigateur complet et pratique + des innovations qui font “rêver” : speedial, mouses gestures, reco vocale, mode turbo… ou les faces gestures